Méthodologie et précision des calculs
D’où viennent les coordonnées, comment les horaires sont calculés, comment les données sont versionnées et quelles sont leurs limites.
1. Référentiel géographique documenté
Jour Solaire utilise un référentiel local construit à partir de l’API Découpage administratif de l’État français. Le référentiel actuellement installé contient 34 875 communes, 101 départements et 18 régions. Les codes INSEE servent d’identifiants stables dans les URL.
Consulter la documentation officielle de l’API Geo →
2. Calcul astronomique local
Le moteur calcule la position du Soleil à partir de la date et des coordonnées géographiques. Les formules suivent les équations solaires couramment diffusées par le NOAA Global Monitoring Laboratory : équation du temps, déclinaison solaire et angle horaire.
Pour le lever et le coucher, Jour Solaire utilise un zénith de 90,833°, valeur qui tient compte de façon conventionnelle du rayon apparent du Soleil et d’une réfraction atmosphérique standard.
Les heures de passage sont ensuite raffinées par itérations successives : l’équation du temps et la déclinaison solaire sont recalculées au voisinage de l’heure estimée de chaque événement, plutôt que d’être figées pour toute la journée. Cette étape améliore notamment la comparaison des durées du jour à la seconde autour des solstices.
3. Fuseaux horaires et heure d’été
Les résultats UTC sont convertis dans le fuseau IANA associé au territoire. PHP applique automatiquement les règles d’heure légale en vigueur. Le moteur est testé sur la métropole, la Guadeloupe, la Guyane, La Réunion et Mayotte afin de vérifier les principaux fuseaux utilisés dans le référentiel.
4. Crépuscules, golden hour et heure bleue
Les crépuscules civil, nautique et astronomique sont calculés aux seuils de -6°, -12° et -18° d’élévation solaire. Pour les besoins pratiques de photographie, la golden hour est définie ici de -4° à +6° et l’heure bleue de -6° à -4°. D’autres conventions existent : ces plages sont donc des repères cohérents plutôt qu’une norme universelle.
5. Précision des records annuels
Les horaires sont affichés à la minute pour rester lisibles. En revanche, les comparaisons servant à déterminer le jour le plus long, le jour le plus court ou les heures extrêmes sont effectuées à la seconde afin d’éviter qu’un simple arrondi ne sélectionne artificiellement une date plusieurs jours avant le solstice.
6. Indicateurs de l’Observatoire
Les indicateurs nationaux ne sont pas recalculés à chaque visite. Un batch quotidien parcourt le référentiel, calcule les valeurs nécessaires et publie un fichier d’agrégats de manière atomique. Les extrema d’heures légales sont présentés séparément pour la métropole et l’outre-mer afin de ne pas comparer naïvement des fuseaux différents.
Voir les indicateurs de l’Observatoire →
7. Validation indépendante
Jour Solaire publie un contrôle croisé reproductible entre son moteur et une implémentation indépendante disponible dans PHP pour plusieurs villes et plusieurs périodes de l’année. Ce contrôle ne remplace pas une référence réglementaire, mais permet de détecter des écarts anormaux entre deux implémentations distinctes.
Consulter la validation des calculs →
8. Dates historiques et futures
Une page communale permet de choisir une date entre 1900 et 2100. Ces consultations utilisent un paramètre d’URL, restent non indexables et conservent l’URL principale de la commune comme canonique. Le lien permanent daté peut néanmoins être copié pour reproduire exactement une citation, sans créer de nouvelle page destinée à l’indexation.
9. Limites et observation réelle
Les horaires sont des estimations astronomiques pour le centre géographique de la commune. La topographie locale, un horizon masqué par des montagnes ou des bâtiments, la pression atmosphérique, l’humidité et d’autres conditions réelles peuvent déplacer l’observation de quelques minutes. Jour Solaire ne remplace pas une mesure locale lorsqu’une activité réglementée exige une référence officielle particulière.